Mon avis sur le nouvel album de Dimmu Borgir – Eonian

Dimmu Borgir, album Eonian

Le 8 mai dernier sortait dans nos contrées françaises le 9ème album du groupe norvégien Dimmu Borgir. L’attente fut longue pour recevoir cette nouvelle offrande puisque Eonian parait 8 ans après Abrahadabra, toujours sous les couleurs du label Nuclear Blast. Nous avions néanmoins pu patienter un peu grâce à la sortie vidéo l’année dernière de leur formidable concert Forces of the Nothern Night.

Les membres de Dimmu Borgir en 2018

Pas de surprise du coté du line-up, le retour tant espéré / fantasmé par les fans des géniaux Mustis et Vortex n’a pas eu lieu ! (est ce vraiment une surprise ?). Le groupe de Black Métal Symphonique avance donc avec Shagrath (chant), Silenoz (guitare), Galder (guitare), Daray (batterie) et Geir Bratland (synthé). Une fois de plus, la formation s’est associée avec la Schola Cantorum, célèbre chorale norvégienne.

Dimmu Borgir, photo du groupe

Eonian : l’heure tant attendue de la première écoute

Ma toute première impression sur Eonian fut un peu mitigée… Bien qu’emballé par pas mal de titres dès leur première écoute, je me sentais un peu  frustré par les virages « mous » pris par certains.

Premiers constats :

  • Dimmu Borgir cuvée 2018 a ralenti le tempo général de ses compositions
  • La Schola Cantorum occupe une place prépondérante sur Eonian
  • Un son de synthé en particulier revient (trop ?) souvent

« The Northern Night » porte conseil

Force est de constater que dès le lendemain, ma seconde écoute fut bien plus plaisante. Tout se mettait bien mieux en place dans mon cerveau, oui il faut le temps que ça monte…

Dimmu Borgir a certes ralenti le tempo mais n’a pas oublié pour autant de distiller ses accélérations bien senties tout au long du disque. Ainsi l’avantage est qu’on n’a pas à faire à du blast binaire non stop (comme j’avais pu malheureusement le ressentir sur le dernier SepticFlesh). Les compositions sont variées voire inattendues pour du Dimmu, j’en veux pour preuve « Council of Wolves and Snakes » et ses chants shamaniques en arrière plan.

Comment remplacer la sublime voix de Vortex lors des passages de chant clair ? La solution mise en place avec la Schola Cantorum lors du concert Forces of the Northern Night a été reconduite ici pour un résultat certes très différent de l’ex chanteur-bassiste mais des plus plaisant, puissant et cinématographique. À noter que les chœurs prennent limite le pas sur les interventions  du chanteur Shagrath, étonnant !
Mini-déception, J’espérais entendre à nouveau la chanteuse Agnete Kjølsrud sur cet opus 2018,  l’ayant trouvée tellement excellente dans son intervention possédée sur Gateways d’Abrahadabra, dommage, une autre fois peut être…

Certaines sonorités typées Indus font leur entrer en jeu dès le morceau d’introduction The Unveilling. Ces sonorités m’évoquent notamment celles utilisées dans l’album Dirty du groupe de Black Métal italien Aborym.

Des petites notes de synthé qu’on pourrait comparer par exemple à des gouttes d’eau sont en revanche utilisées un peu trop souvent. Elles peuvent certes conférer une ambiance aérienne aux titres mais ça devient trop facile d’en abuser d’une piste à l’autre. D’ailleurs selon l’humeur elles peuvent même paraitre kitch (« Ohhhh c’est cheaps » – Ber :D).

Une fin d’album épique

En 2ème moitié d’album le groupe nous propose un trio de morceaux que je qualifierais de rouleaux compresseurs, composé des titres I Am Sovereign, Archaic Correspondence et Alpha Aeon Omega, y retrouvant en quelque sorte toute la fougue et la noirceur d’antan (époque Puritanical Euphoric Misanthropia / Death Cult Armageddon).

Enfin, Rite of Passage clôt le disque sur de délicates notes inquiétantes et tristes  / nostalgiques / agricoles (?) associées à un tempo lent,  tel un générique de fin d’un film post apocalyptique / zombies.

Pour résumer, il m’aura fallu deux mois pour me décider à rédiger cet avis et c’est finalement la présence du groupe au festival Hellfest ce week-end qui aura servi de déclic ! Vous l’aurez compris le groupe continue d’évoluer au fil des années, que ça plaise ou non aux fans de la première heure (mais de là à comparer le nouveau style de Dimmu Borgir à celui de Nightwish, sérieux ? o_O).
Maintenant que la chronique est bouclée, je regrette de ne pas avoir fait le déplacement pour voir l’un de mes groupes favoris au Hellfest. N’hésitez pas à laisser un témoignage si vous les avez vu en concert à Clisson ce week-end ou lors d’un autre événement !

Extrait 1 – Council Of Wolves And Snakes

Extrait 2 – Alpha Aeon Omega

Tracklist

  1. The Unveiling
  2. Interdimensional Summit
  3. Ætheric
  4. Council of Wolves and Snakes
  5. The Empyrean Phoenix
  6. Lightbringer
  7. I Am Sovereign
  8. Archaic Correspondence
  9. Alpha Aeon Omega
  10. Rite of Passage

Bat-score 4 sur 5

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4 pensées sur “Mon avis sur le nouvel album de Dimmu Borgir – Eonian

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