
Unicorn Overlord
Studio de développement : Vanillaware, Atlus
Editeur : Sega
Sortie : 08/03/2024

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous partager mon expérience avec le jeu Unicorn Overlord, développé par Vanillaware et édité par Atlus (encore eux ! On va finir par penser que je ne joue qu’à leurs jeux…). En Europe l’édition est attribuée à SEGA. Le jeu est sorti sur PS5, PS4, Xbox Series et Nintendo Switch.
Tout a commencé par une démo gratuite présente en ligne sur le PlayStore (d’ailleurs je vous invite à vous faire votre propre avis si mon article vous aura suffisamment intrigué). Cette démo n’était pas avare de contenu car vous pouvez assister au début de l’histoire et même explorer une bonne partie du royaume de Cornia qui est l’un des 5 territoires du jeu.

Notez qu’il est possible de transférer votre sauvegarde vers le jeu complet, ce qui est appréciable lorsqu’on passe plusieurs heures. Pour ma part j’ai décidé de repartir de zéro, la faute à un delta temporel assez important entre mon essai de la démo et l’acquisition du jeu.
L’histoire, avec un grand « H »
L’histoire débute par une cinématique montrant la reine Ilénia du royaume de Cornia s’apprêtant à se défendre contre son ancien général Valmore, l’ayant trahie dans le but de prendre le pouvoir. Acculée, elle demande alors à son plus fidèle seigneur Joseph d’emmener son fils Alain loin du continent afin de le protéger. Elle lui confie par la même occasion l’anneau de la licorne, symbole très important mais dont on ne connaît pas encore l’étendue de ses pouvoirs (elle si). Passent alors une dizaine d’années, l’ancien général Valmore se fait alors appeler Galvius. Il est l’empereur de l’empire de Zénoïra et contrôle l’ensemble du territoire (hormis une petite île où vous vous cachez depuis ces 10 ans).

Vous êtes Alain, jeune adulte, et il est désormais temps de venger votre mère et de repartir à la conquête de votre royaume !
Action ou stratégie ? Les deux, mon Capitaine !
Le style de gameplay pour ce jeu ? Je dirais stratégie en temps réel avec des phases de combat au tour par tour, le tout agrémenté avec un peu de RPG (très light ceci dit). Pour faire plus simple : votre effectif comprend votre protagoniste ainsi que les différents alliés rencontrés au cours de l’histoire. Cet effectif est alors divisé sous un certain nombre d’unités. Vous démarrez le jeu avec 2 unités pouvant accueillir 2 personnages, puis vous pourrez augmenter le nombre d’unités ainsi que leur capacité au fil de votre progression.

Vous êtes libre d’administrer vos unités comme il vous semble tout en gardant à l’esprit que chaque unité possède une première ligne tout comme une seconde. Il faut alors bien choisir le placement, en fonction de la classe de l’acolyte (et les classes du jeu sont très nombreuses…). Par exemple on place les archers et les mages derrière car ils sont plus fragiles et on place les bourrins devant !
Un didacticiel bien utile
Je vous ai un peu perdu(e) ? Ne vous en faîtes pas, le jeu l’explique bien mieux que moi lors du didacticiel et les nouvelles classes apparaissent progressivement dans le jeu. Il vous est aussi possible de tester vos différentes combinaisons contre un certain type d’ennemi, chaque classe ayant des points forts et des points faibles.
Une fois vos unités constituées (ça va très vite au début car il n’y a pas cinquante combinaisons possibles), on apprend les rudiments d’une bataille. Le schéma est assez systématique, vous disposez d’une base vous permettant de déployer vos unités. Cette base ne doit pas être prise par l’ennemi, c’est la principale condition d’échec à votre bataille. Votre but est d’aller conquérir la ou les principale(s) base(s) adverse(s).

Chaque unité constituée possède une vitesse de déplacement ainsi que d’autres stats, ceci déterminé par les stats des persos présents dans ladite unité. On se lance alors dans le déplacement des troupes en temps réel. Pas de panique, il est possible de mettre l’action en pause n’importe quand, le temps d’analyser la situation, de modifier ses ordres… On se retrouve très rarement pris au dépourvu.
Lorsqu’une confrontation a lieu entre une unité alliée et une unité ennemie, la résolution se fait via un combat automatique répondant à un déroulement au tour par tour. Lorsqu’on lance une attaque, il est possible de voir le résultat à l’avance, ce qui permet d’éviter d’envoyer certaines unités au casse-pipe.
A chaque situation sa solution
Ce qui m’a vraiment plu dans ces phases de batailles en temps réel, c’est qu’on a plusieurs façons d’appréhender une situation. Des obstacles destructibles sur la route ? Certains persos ont la capacité de les détruire, moyennant quelques points de bravoure (points d’action servant à déployer une unité ou lancer des compétences spéciales). Obstacles trop nombreux ou base ennemie derrière une montagne ? On envoie notre escouade dont le chef a la capacité de voler (ce qui fait voler l’unité complète).
On peut même dans certaines batailles s’approprier une catapulte ennemie et bombarder tout ce qu’il y a aux alentours !
Je ne vais pas vous sortir tous les exemples car je vais certainement en oublier un certain nombre, mais sachez qu’il y a toujours plusieurs moyens d’arriver à ses fins.
Vous l’aurez compris, les mécanismes de Unicorn Overlord donnent l’aperçu d’un ensemble vraiment très complexe, mais l’apport de nouveautés petit à petit ne nuit en rien en l’expérience, au contraire.
J’ai aimé… Je n’ai pas aimé…
Encore tant de choses à dire sur Unicorn Overlord…
Les graphismes
Parlons tout d’abord style graphique. Le design des persos, les cinématiques ainsi que les phases de combat (heureusement, on peut les passer pour gagner du temps car elles sont nombreuses) sont magnifiques. On pourrait regretter le côté un peu plus pixelisé lors des phases d’exploration mais cela ne m’a pas plus dérangé que ça.

L’inventaire
Un vrai fouillis ! Sur la boite de jeu, il est indiqué « Plus de 60 personnages ». Bien que les possibilités d’équipement se limitent généralement à une arme et deux accessoires par héros, cela fait beaucoup et on ne sait plus ce que l’on doit garder, ce que l’on doit vendre. Heureusement, lorsqu’on sélectionne un item, on voit pour chaque perso le bonus de stat associé si on l’en équipe.
Les affinités
Pour chaque héros recruté, Alain peut, sous réserve de condition favorable (souvent il s’agit de la libération d’une zone de la carte), déclencher une conversation qui permet d’en apprendre plus sur le compagnon. Bien qu’on apprécie l’histoire liée à certains persos (surtout nos préférés), ces conversations sont en général plus qu’anecdotiques et n’apportent au final pas grand-chose. On a tendance à vouloir les passer lorsque cela concerne un compagnon dont on a peu à se soucier.
Les batailles
Sûrement le plus bel aspect du jeu ! Liées à un scénario dont le postulat de base est un grand classique (on dirait presque le pitch du Roi Lion), les batailles s’enchaînent mais ne se ressemblent pas toutes, même si hors scénario on a tendance à rouler sur tout le monde avec 2-3 unités bien optimisées qui correspondent à notre approche globale (on fonce dans le tas pour mon cas !). En fait, mon gros point négatif est qu’hormis quelques batailles spécifiques, celles concernant l’histoire principale et l’ensemble des quêtes annexes ne sont pas rejouables. Pour un jeu qui expérimente diverses approches d’une même situation, je trouve que cela manque cruellement. Idem si on se casse les dents sur une mission (ça peut arriver), les options pour farmer de l’XP sont plus que limitées…

Le contenu endgame
Si comme moi vous faites les missions secondaires au fur et à mesure qu’elles se présentent, et bien passé le dénouement de l’histoire, il ne vous reste pas grand-chose… pour ne pas dire des miettes. Quelques chasses au trésor aussi ennuyeuses qu’inutiles (mais à faire si vous visez le platine), il ne reste rien d’autre à faire que de lancer la dernière bataille. Il y a bien une dernière campagne post-histoire qui est assez intéressante mais ça manque vraiment de contenu supplémentaire.
En conclusion
Unicorn Overlord propose un style de jeu inédit qui peut vous entraîner une cinquantaine d’heures environ pour décrocher le platine. Ses quelques défauts sont vite compensés par une expérience unique dans le genre !

Ayant fait (et adoré) autrefois Odin Sphere, je reconnais bien là le style visuel de Vanillaware ! 🤩
Je suis passé complètement à côté à l’époque, mais en tapant une recherche effectivement c’est flagrant !
et d’ailleurs, il y a eu une déclinaison en manga, 2 gros tomes.
Félicitations pour ce nouveau platine 👏🎉
Merci !