Nicky Larson et le parfum de cupidon : avis flash

Adapter un monument du manga comme Nicky Larson en live action, était un pari risqué pour Philippe Lachau. C’est haut la main que le cinéaste acteur s’en sort, là où un certain Jackie Chan a payé les pots cassés.

Les Origines :

Commençons par le début : Philippe Lachau a concrétisé ici, avec la réalisation de ce Nicky Larson, le rêve de tous les gosses qui ont connu le Club Dorothée dans les années 1990.

Le film est ainsi l’adaptation du manga culte City Hunter créé par Tsukasa Hojo, en 1985 et qui a donc fait les belles heures dudit Club Dorothée.

L’histoire :

Nicky Larson est un détective privé aussi adroit qu’obsédé par la gente féminine. Il est aussi bien à l’aise en combat de rue qu’avec un gun. On fait souvent appel à lui (nom de code XYZ) pour régler des problèmes genre « mission impossible ».

Associé à Laura (Elodie Fontan), la sœur de son défunt meilleur ami, il propose ses services à ses clients, tout en la protégeant de tous dangers.

Un certain Dominique Letellier (Didier Bourdon) lui confie un jour la mission de protéger le « parfum de Cupidon« . Un parfum pas comme les autres puisqu’il permet de rendre irrésistible n’importe qui, même le malheureux Gilbert Skippy (le loser du film). C’est le début d’une folle aventure !

 

Les clins d’oeils et références :

Si vous avez déjà vu un épisode de Nicky Larson, vous ne pouvez pas manquer les multiples clins d’oeil qui se cachent dans le film de Philippe Lachau, à commencer par Dorothée herself qui s’autoparodie en disant notamment qu’elle aime bien les chaussettes rouge et jaune à petits pois de Gilbert.

Il y a bien entendu aussi les énormes maillets de Laura (chose qui pouvait me faire douter, lorsque j’ai vu ça dans les bandes annonces, mais qui au final, passe très bien).

Même les fameux corbeaux (lors des moments de béatitude de Nicky) sont subtilement placés et ne font pas tâche avec l’ensemble.

L’iconique mini rouge à toit blanc, fidèle en tout point sert de véhicule à notre héros.

Les habits de tous les persos sont hautement fidèles, jusqu’à l’accoutrement de « Mammouth », personnage superbement bien interprété, on croirait le vrai, mention spéciale donc à l’acteur qui l’incarne : Kamel Guenfoud.

Laura jouée par la sculpturale Elodie Fontan est éblouissante de beauté (vous vous en rendrez compte quand vous la verrez dans sa robe rouge) en cherchant à plaire en vain à Nicky.

Les musiques sont aussi parties prenantes, puisque aussi bien la bande originale que la version française sont dans le long métrage de la bande à Fifi.

Bien entendu beaucoup de gags en dessous de la ceinture avec de jolies filles comme les aime notre bon vieux Nicky, mais pas que… l’absurde a une bonne grosse place aussi, et le tout fait souvent mouche !

Les scènes de combats n’ont pas à rougir de quoique ce soit et retranscrivent relativement bien l’énergie, la fougue et la dextérité de Larson.

Conclusion :

Au final, vous l’aurez compris, c’est un très bon cru, pour une adaptation du célèbre Manga City Hunter, et Philippe Lachau a fait des merveilles. On voit que l’homme est un fan des toutes premières heures du manga et qu’il a pris son temps pour le réaliser, tout en s’attelant à ne pas oublier un seul détail. Même au niveau physique « Fifi » a pris un peu de masse musculaire pour être à la hauteur et donc plus crédible dans le rôle.

Bien sûr, l’histoire n’est pas non plus la meilleure des histoires, mais elle a au moins le mérite de nous tenir en haleine pendant 90 minutes et de nous faire passer un bon moment. Enfin, deuxième mention spéciale à Jarry qui joue un maire et que l’on retrouve dans l’intro survoltée.

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2 pensées sur “Nicky Larson et le parfum de cupidon : avis flash

  • 16/02/2019 à 09:50
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    Très bon moment sans prise de tête. Je suis allé le voir sans rien en attendre, et finalement j’ai été agréablement surpris. On retrouve l’esprit City Hunter / Nicky Larson (l’action, le côté détective, et bien évidemment les filles sexy … effectivement Laura dans sa robe rouge … WAOW !!), et le trentenaire biberonné au Club Dorothée que je suis a apprécié tous les clins d’œils parsemés ça et là (en me disant parfois « naaaan ils ont pas osé ».
    Par moment on sourit, d’autres on rigole… L’histoire se laisse suivre et le scénario permet de justifier quelques gags au long du film.
    Bref j’étais plutôt septique en voyant qu’une adaptation française se préparait, et finalement je change d’avis, certes ce n’est pas le film de l’année, mais on passe un bon moment et c’est bien là l’essentiel.

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    • 16/02/2019 à 12:46
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      Ah cool, merci de ton retour, content que tu aies apprécié.
      Si j avais mis une note, je pense que j aurais mis un bon 4/5.

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