Muse – Simulation Theory

Muse - Simulation Theory

Aujourd’hui, je vous propose une petite sortie musicale en dehors de mes sentiers battus avec le nouvel album de Muse, Simulation Theory, sorti dans les bacs fin 2018. Tout d’abord, vous m’excuserez de ne pas prendre la peine de vous présenter le groupe de rock britannique. Pourquoi ? Parce que je suis tout simplement une bille en Muse. « Hé oui Jules-Edouard », je n’y connais absolument rien. Donc si vous êtes aussi peu calé que moi sur le sujet, je vous invite à découvrir leur page wikipedia.

« Mais alors si t’y connais rien, pourquoi t’y mettre maintenant alors que le groupe semble diviser de plus en plus ses fans de la première heure ? »

Qu’est ce que tu fais dans la vie ? J’suis Muse !

En fait, c’est le concept de l’album qui m’a attiré. Simulation Theory met en musique, mais aussi et surtout en images, tout un univers rendant hommage aux films fantastiques  et de science fiction des années 80. J’en veux pour preuve, les 11 clips officiels, mettant notamment en scène l’acteur Terry Crews, nous racontent une histoire bourrée de références à SOS Fantômes, Les Gremlins, E.T. l’extraterrestre, Tron et j’en oublie surement au passage. Visuellement le résultat est très réussi et surfe sur le succès de séries telles que Stranger Things. Rien d’étonnant d’ailleurs puisque le réalisateur  des vidéos, Lance Drake,  a travaillé sur cette dernière. Remarquons également le visuel bien flashy de l’album évoquant par exemple l’affiche officielle du film Ready Player One de Steven Spielberg.

Et musicalement ça donne quoi ?

À l’écoute de quelques extraits je me disais « tiens c’est sympa, Muse nous fait un mix de synthwave / pop / rock » et puis en fait… pas tant que ça (ou du moins pas autant que ce que j’aurais pu en espérer). L’album part pourtant sur de très bonnes bases avec le titre Algorithm. En effet, ce dernier est un savant alliage d’electro et d’orchestrations digne d’une bande originale. S’en suit un The Dark Side aux allures de Daft Punk de par le riff de guitare utilisé. Pressure est quant à lui mon titre préféré de l’album. J’en apprécie particulièrement son refrain. Propaganda se montre ensuite relativement expérimental (d’ailleurs, les notes de guitares sèches dans le troisième tiers du titre me font  penser à la musique du menu d’accueil du jeu Guilty Gear Xrd Revelator). Avec Break it to me je commence légèrement à décrocher… Musicalement cela reste « expérimental » mais le chant me sort par les oreilles, surtout le refrain…

Mais tout ça c’était avant le drame bien entendu…

La relativement bonne impression du début va laisser place à, comment le dire tout en restant poli, un concentré de mièvrerie. Ce n’est bien sur que mon ressenti mais Something Human sonne à mes oreilles comme particulièrement mielleux (ou guimauve). Ensuite, Thought Contagion abandonne également le concept rétro et nous propose à la place le genre de refrain que l’on entend partout et que je déteste, vous savez à base de « Ohhhhh ohhhhh ohhhhhh ohhhhhh ohhhhhh »  -_-. Get Up and Fight achève le triple combo de l’insipide. On croirait écouter un refrain de Katy Perry ! mais non ? Heureusement Blockades nous ramène sur le droit chemin. Cependant l’embellie n’est que de courte durée car Dig Down me laisse à nouveau sur le bas côté. L’heure est désormais au générique de fin, dans tous les sens du terme, avec The Void. Là pour le coup c’est plutôt réussi et de nouveau dans le thème qu’on nous a vendu !

Enfin, la version Deluxe de Simulation Theory propose cinq titres supplémentaires. La version alternative d’Algorithm se veut encore plus cinématographique que l’originale ! Quant aux autres bonus, ils me laissent totalement de marbre.

Générique de fin

Certains ont cru que j’étais tombé sur la tête quand ils ont appris que je m’étais laissé tenter par un album de Muse. Inconsciemment c’était peut être une tentative de prise de résolution pour la nouvelle année ? HA HA HA, non mais ça va aller je vous assure. Au final, je trouve vraiment dommage que le groupe n’ait pas été jusqu’au-boutiste dans sa prise de risque musicale. Je me retrouve donc avec une petite moitié d’album que je ne supporte pas et c’est irrémédiable ! Ah, si tout le cd avait été de l’acabit d’Algorithm… Une prochaine fois peut être.

Algorithm

Pressure

Algorithm (Alternate Reality Version)

Simulation Theory – Tracklist

  1. Algorithm
  2. The Dark Side
  3. Pressure
  4. Propaganda
  5. Break It To Me
  6. Something Human
  7. Thought Contagion
  8. Get Up and Fight
  9. Blockades
  10. Dig Down
  11. The Void
  12. Algorithm (Alternate Reality Version)
  13. The Dark Side (Alternate Reality Version)
  14. Propaganda (Acoustic Version)
  15. Something Human (Acoustic Version)
  16. Dig Down (Acoustic Gospel Version)

Bat-score 2 sur 5

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2 pensées sur “Muse – Simulation Theory

  • 17/02/2019 à 17:47
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    Oui bah de toutes façons tu commences à me … Hein …
    Moi perso j aimais bien à la première écoute, maintenant je n ai pas plus approfondi que ça.

    Répondre
    • 20/02/2019 à 22:15
      Permalink

      Ah, ce n’est que mon avis, compte tenu de mes goûts habituels. Ceci dit, je dis du bien d’une partie de l’album au moins hein 😉

      Répondre

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