Dead or Alive 6, du changement dans la continuité

Voilà quasiment un an que Dead or Alive 6 est sorti en France. Hasard du calendrier, ce présent billet tombe pile avec l’annonce du 4ème season pass incluant un nouveau personnage, Tamaki.

Mon premier contact avec la saga de combat Dead or Alive remonte à l’époque de l’inoubliable console Dreamcast sur laquelle était sorti le second opus. Les épisodes 3 et 4 étant exclusifs aux consoles de Microsoft, c’est en 2012 que je repris contact avec la licence pour Dead or Alive 5. 4 trophées platine plus tard (Dead or Alive 5 et ses déclinaisons Ultimate et Last Round – 1 fois sur PS4 et 1 fois sur PS3), je pensais me ruer sur DOA6 dès le jour J mais la patience a pris le dessus. C’est donc en ce début d’année que je suis parti en quête d’un nouveau Graal… Parce que le Graal, c’est la vie.


EN QUÊTE DU PLATINE

Aller, puisque je viens tout juste de décrocher le fameux platine, autant vous en toucher quelques mots de suite. Dans un premier temps, j’ai d’abord repris mes marques avec tous les trophées hors ligne. A ce niveau là, si vous êtes déjà passé par DOA5, cela ne devrait pas vous poser trop de problème.

Cependant, ma principale interrogation quant à l’obtention plus ou moins aisée du trophée ultime se portait sur le mode en ligne et plus particulièrement sur le trophée intitulé Le M’as-tu-vu. Ce trophée de classe or consiste a remporté 5 combats classés à la suite. Il faut savoir qu’en combats classés, on ne peut demander qu’une fois une revanche contre son adversaire sélectionné aléatoirement. On peut donc dérouler contre 1 puis 2 joueurs et se prendre une raclée quand il faut gagner le cinquième combat, Ha Ha.

Avant de m’y mettre je me disais que cela avait dû être beaucoup plus facile pour les gens ayant acheté le jeu à sa sortie. Bon et puis après tout, ça fait du challenge ! J’ai pris le parti d’utiliser tout le temps le même personnage, Christie, afin de m’améliorer toujours un peu plus à chaque combat. Au final, ça s’est fait tout seul sans se prendre la tête. Je suis monté à 7 victoires à la suite. J’ai même croisé un adversaire qui en était à 15 ! Bon, j’ai mis fin à sa série… puis il a pris sa revanche.

Trophée or : Le M'as-tu-vu

S’en sont suivis naturellement les trophées L’Affamé (argent : 20 victoires classées), L’Apte (or : 50 victoires classées) et Tambouille d’adversaires (or : combattre 100 matchs en ligne). Finalement, j’ai effectué mes 100 combats en ligne uniquement dans le mode classé. Après une pointe à 62,5% de victoires, j’ai terminé mon parcours à 57% de victoire et au rang C. Ça me va, c’est au dessus de la moyenne ! Sur la fin j’ai notamment croisé quelques joueurs de rang A. J’ai d’ailleurs obtenu ma 50ème victoire en ligne face à l’un d’eux, il utilisait Jann Lee. Le trophée platine est donc tombé au bout du 100ème combat, en à peine 30 heures !

Statistiques en matchs classés


Les graphismes

Comme toujours, un soin tout particulier a été apporté aux personnages, et surtout aux combattantes ! Bon vous me direz, c’est un peu la marque de fabrique de Dead or Alive. Ainsi, tous les personnages ont un physique de rêve, ni plus ni moins. Au delà de cet aspect, attardons nous sur le niveau de détail de la modélisation des visages, des yeux, de la peau, sans oublier l’effet de transpiration, c’est de toute beauté. De plus, les tenues de nos avatars virtuels sont finement détaillées et vont même jusqu’à se déchirer lors de certains coups.

Hitomi
Ryu Hayabusa

Les 14 arènes de combat ne sont pas en reste. Même si certaines textures ne sont pas des plus propres, il faut bien avouer que l’ensemble est relativement agréable à l’œil. Certains stages se paient même le luxe de se dérouler sur plusieurs plans. Autant vous dire que la chute engendre bon nombre de dégâts. Soulignons en outre un nouvel élément synonyme de dynamisme, la présence de public dans quelques arènes de rue. La foule entoure les combattants. Si l’un d’entre eux est projeté contre un spectateur, ce dernier le repousse immédiatement vers son adversaire. C’est un petit détail, mais c’est sympa. A titre de comparaison avec un exemple pas trop vieux, cela contraste pas mal avec les décors de SoulCalibur VI, tous plus vides et inanimés les uns que les autres. Good job !

Kasumi versus Hitomi
Dead or Alive 6


Le gameplay

Pour qui a déjà joué à un épisode de la saga Dead or Alive, le gameplay du petit dernier du studio Team Ninja ne déroutera pas. Ainsi la maniabilité est toujours basée sur un système triangulaire. J’ai toujours apprécié le système de jeu proposé par les DOA. Quel que soit son niveau, le joueur peut toujours s’amuser et progresser s’il a envie de passer aux choses sérieuses.

Cependant, une nouveauté de taille fait son entrée, le coup briseur. Ce coup est associé à la touche R1 et une jauge découpée en quatre lui est affectée. 4 actions sont possibles avec ce coup selon le taux de remplissage de la jauge. A fond et associé à la touche avant, vous déclenchez une attaque quasi imparable (un coup briseur peut être contré par un coup briseur). Avec la touche arrière combinée à R1, vous pouvez esquiver et contrer une attaque. Avec la touche haut ou bas, vous esquivez simplement. Enfin, appuyer sur R1 seul de manière répétée enclenche une série d’attaques imparables (sauf avec R1 et arrière). Si par exemple votre jauge est aux 3/4 pleine et que vous appuyez plusieurs fois sur R1 sans vous faire contrer, cela remplira entièrement la jauge et déclenchera dans la foulée le coup briseur.

Coup briseur d'Ayane

Visuellement, le coup briseur est l’occasion d’assister à une rotation de la caméra ainsi que d’un gros plan sur le coup en question. L’effet est des plus stylé avec notamment la présence à l’écran de gerbes de sang, effets de particules mais aussi de vêtements qui se déchirent et d’accessoires détruits.

Dead or Alive 6 - coup briseur


Les combattants

Par défaut, le jeu compte 24 personnages. Deux nouvelles têtes font leur apparition, NiCO et Diego. NiCO est une scientifique qui mène des expériences sur comment ramener les morts à la vie. Diego quant à lui est un combattant des rues. Le bougre frappe fort, très fort. Je l’ai croisé quelques fois en ligne et je l’ai senti passer. Aux abonnés absents pointe malheureusement Gen Fu. C’est dommage, j’aimais bien jouer avec papy en cosplay Tortue Géniale. Comme vous le constatez, 6 personnages ont déjà été ajoutés via des dlc… Pour les posséder, il faudra débourser 3€99 l’unité pour Nyotengu et Phase 4, 5€99 l’unité pour Rachel et Momji, 7€99 l’unité pour Kula Diamond et Mai Shiranui, ça commence à faire !

Roster Dead or Alive 6

Concernant les dlcs justement, la Team Ninja continue sa politique commerciale consistant à proposer un maximum de nouvelles tenues à des prix pas vraiment donnés. Une quarantaine de pack est déjà sortie et proposée à des prix allant de 2€99 pour les plus petits (1 tenue) à 84€99 pour l’intégralité du quatrième season pass. Enfin, depuis peu, le jeu nous permet même de changer la couleur des cheveux de certains personnages, moyennant finance évidemment (1 ticket premium)… J’imagine qu’il y a un public pour lâcher autant d’argent pour du contenu cosmétique, n’est ce pas ?

En revanche, si vous avez envie d’ajouter un costume en particulier à la garde robe d’un combattant, ce 6ème Dead or Alive vous donne la possibilité de l’échanger contre 2 tickets premium (2 tickets premium = 1€99). C’est par ce biais que je me suis procuré la tenue de ninja de Christie.


L’environnement sonore

La bande originale est à la hauteur du jeu, autrement dit soignée et dynamique. Tantôt metal, électro, orchestrale, traditionnelle ou encore épique, le tout reste cependant cohérent. En voici deux extraits :

Les bruitages et doublages sont quant à eux de très bonne facture aussi. On en prend plein les oreilles. Très important, les voix sont disponibles en japonais ! Quoi de plus immersif pour un tel jeu.


La durée de vie

Le mode histoire

Nouvel épisode, nouvelle histoire ! Le scénario principal comporte 23 chapitres. NiCO tente de ramener à la vie le grand méchant Raidou. Helena et le clan Mugen Tenshin ne l’entendent pas de cette oreille. A coté de cette intrigue principale, 45 chapitres secondaires se débloquent progressivement. Malheureusement, on est coupé toutes les deux minutes entre chaque chapitre, rien de tel pour nous sortir d’une ambiance dans laquelle on avait déjà du mal à entrer. Ceci dit, on apprend par ci par là quelques anecdotes sur les liens tissés entre les différents personnages. Néanmoins, on va dire que j’ai déroulé ce mode en guise d’épilogue post platine. Aucun trophée n’est lié à l’histoire. Comme ça, c’est fait !

Quête DOA

La quête DOA est un nouveau mode de jeu. Son but est de compléter 150 missions, chacune constituée de 3 défis. Une fois que vous aurez validé tous les défis d’une mission, vous serez récompensé avec des pièces de modèle. What ? Concrètement, chaque costume déblocable se décompose en plusieurs éléments. C’est donc en cumulant les pièces de modèles que vous aurez la possibilité d’acheter, via la monnaie fictive obtenue lors de vos divers combats, de nouveaux costumes pour chacun des combattants. Et là, il y a largement de quoi faire avec le contenu de base, surtout pour ces dames, avant d’obtenir tous les costumes du jeu. Au final, ce mode est plutôt sympa pour découvrir par petites touches les spécificités du gameplay ainsi que des coups bien particuliers de tel ou tel personnage.

Mode Quête DOA
Mode Quête DOA

Combat / Entrainement

Ensuite, on retrouve les traditionnels modes de combats Versus, Arcade, Contre-la-montre ou encore Survie. Idem pour les modes d’entrainements particulièrement utiles pour apprivoiser les techniques des personnages. Au choix : Entrainement libre, Tutoriel, Entrainement aux commandes sans oublier le fameux Défi Combo. En résumé, tout est mis en place pour bien vous faire comprendre chaque mécanique et subtilité du jeu, merci !


Le mode en ligne

Le mode en ligne vous permet de jouer via des salons ou via des parties classées. Comme évoqué plus haut, j’ai passé tout mon temps de jeu en ligne à combattre en mode classé. Je n’ai rencontré aucun soucis technique en particulier ni trop de temps d’attente entre deux adversaires. En revanche, pour le mode salon, le peu de fois ou j’ai voulu essayer de m’y connecter, le réseau avait l’air à chaque fois désert…


Conclusion

Avec Dead or Alive 6, la saga éditée par KOEI TECMO reste ma favorite dans le monde des jeux de combat en 3D, tout simplement. Beau, fun, dynamique, accessible et technique à la fois, pour moi c’est du tout bon.
Au fait, si un petit combat en ligne vous dit un de ces jours, n’hésitez pas à me faire signe. Ce sera avec grand plaisir que j’y reviendrai.


Bat-score 5 sur 5


Christie - Dead or Alive 6

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3 pensées sur “Dead or Alive 6, du changement dans la continuité

  • 29/02/2020 à 19:27
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    Article très complet sur ce dernier opus de Dead or Alive, je rajouterai que le mode entrainement propose des outils de statistique très avancés, voir même l’un des plus complet comparé aux jeux de versus sorti ces derniers temps. Dommage que le jeu est catalogué plus par son coté sexy des personnages que par la finesse de son gameplay, alors qu’il a de quoi rivaliser sur ce point.

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    • 02/03/2020 à 23:11
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      Merci pour ces précisions sur le mode entrainement !
      Ah ça me rappelle le bon temps de nos parties en ligne sur le 5 ^_^

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      • 11/03/2020 à 15:25
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        haha oui je me souviens il était bien le 5 🙂

        Répondre

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