Dagoba va droit au but avec By Night

Dagoba - By Night

Artiste : Dagoba
Album : By Night
Label : Napalm Records
Sortie : 18/02/2022
Style : Groove Metal

Bat-score 4 sur 5

Mine de rien, je connais le groupe Dagoba depuis ses débuts en 2001 avec son premier E.P. Release The Fury. J’avais ensuite passé la seconde en 2003 avec son album éponyme. Et ensuite ? Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et j’ai un peu perdu de vue le combo marseillais. C’est finalement en 2019 que je suis tombé par hasard sur l’album Black Nova, et là ce fut une énorme claque…

Nous voici dorénavant en 2022 et Dagoba nous a présenté il y a peu son petit dernier intitulé By Night.

By Night, ça flash !

Tout d’abord, un petit mot sur la charte graphique de l’album réalisée par Skie Graphic Studio. Nous avons droit d’une part à un savoureux artwork principal inspiré des années 80 (coucou Stranger Things, John Carpenter etc). A cela s’ajoute dans le livret et les clips toute une imagerie cyberpunk teintée de néons bleus et roses. C’est beau, c’est original pour du métal, ça change. Le groupe a d’ailleurs mis les petits plats dans les grands pour le clip de The Hunt. Je trouvais donc intéressant de souligner ce parti pris graphique étant donné qu’on a plus souvent l’habitude de retrouver ces codes du coté des courants musicaux electro / indus / synthwave par exemple.

Un pari musical assumé et cohérent

Ceci dit, à y regarder de plus près, ou plutôt à y écouter devrais-je dire, je trouve cette orientation esthétique plutôt cohérente avec la proposition musicale. En effet, les musiciens ont cette fois un peu plus accentué l’utilisation de samples, nappes de synthé et autres sonorités electro. Je vous rassure, le gros metal reste prédominant, faut pas déconner. Cependant, force est de constater que l’alliance Metal / musique électronique est travaillée de manière relativement fine et subtile. Et après tout, ce n’est pas d’aujourd’hui que Dagoba porte les samples dans son ADN. Donc, pas de quoi crier au scandale comme j’ai pu le lire parfois, le groupe n’a pas vendu son âme… Il a juste pris un risque dans le but de se renouveler et de se faire plaisir, c’est déjà pas mal !

Et dans le détail ?

Rentrons désormais un peu plus dans le détail. Dagoba plante le décor électronique dès l’intro intitulée Neons. Franchement, je verrais bien ces 2 minutes atmosphériques constituer une base solide pour un morceau techno / trance.

S’en suit le bestial The Hunt saupoudré de gimmicks électro « Prodigy-esques ». Sur le coup, j’étais un peu « déçu » par la seconde partie du titre résolument plus calme coté batterie mais au final l’ensemble est cohérent et évolutif.

Sunfall commence par quelques notes de piano hypnotiques qui s’entremêleront par la suite avec des blasts effrénés. Par ailleurs, l’autre attrait du morceau est le chant clair posé sur les refrains. Pour info, les voix claires et moi en général, ça fait deux… Mais quand Shaw s’y colle, son style me parle.

Sunfall – extrait de By Night de Dagoba

Je disais quoi juste avant ? Ah oui, les refrains voix claire… Rebelote avec Bellflower Drive, ça passe toujours aussi bien ! Le titre est entrainant et les sonorités electro bien choisies sans être trop envahissantes.

Place à On The Run… C’est là ma seule « déception » de l’album. Et encore, je ne rejette pas totalement le morceau en bloc. A vrai dire, c’est surtout sa première partie combinant voix féminine – piano – sons électro guimauves qui me hérissent le poil. Je trouve la suite bien plus sympa, peut être une question de dosage.

On marque ensuite un court Break electro que j’aurais bien imaginé avec un rythme drum and bass !

City Lights démarre au quart de tour avec 30 secondes à la manière d’un Combichrist sur la bande originale du jeu vidéo DMC (reboot de Devil May Cry). Le piano fait son retour discret. On remarque également quelques « Oh Oh Oh Oh Oh » pop sur les refrains.

City Lights – extrait de By Night de Dagoba

Nightclub est quant à lui un savant mélange de tous les points positifs entendus depuis le début du disque.

On ne serait pas nostalgique des vacances avec Summer’s Gone ? On a l’impression d’être dans un rêve avec les douces sonorités cotonneuses de l’intro. Le réveil brutal du metal nous ramène vite à la réalité ! Mais une fois de plus, les ambiances et sonorités se croisent tout au long du morceau.

Enfin, Dagoba enfonce le clou avec un bon gros parpaing qui va droit au but, The Last Crossing.

The Last Crossing – extrait de By Night de Dagoba

En guise de conclusion, Stellar boucle l’album de fort belle manière dans une atmosphère aux influences Indus fortement prononcées.

By Night – Tracklist

  1. Neons
  2. The Hunt
  3. Sunfall
  4. Bellflower Drive
  5. On the Run
  6. Break
  7. City Lights
  8. Nightclub
  9. Summer’s Gone
  10. The Last Crossing
  11. Stellar

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1 réflexion au sujet de « Dagoba va droit au but avec By Night »

  1. Même si je ne suis pas fan de genre de zik, force est de constater que l’esthétique est superbe, j’adore.

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