JOKER de Todd Phillips : à couper le souffle !

Woah !
Woaaaah !
Woaaaaaaaah !!!!

Cela fait quelques heures que j’ai vu JOKER et le sentiment, ou plutôt le mot, que j’ai en tête depuis la fin du film est « woah ».
Je ne vais pas me lancer dans une critique vu leur nombre déjà significatif. Je vais donc plutôt essayer de donner mon avis sur cette œuvre, cette claque au 1er sens du terme. Car oui, ce film est une claque mais pas du tout dans la signification cinéphile.

Joaquin Phoenix dans le film JOKER

« Des idées noires, je n’ai que ça »

Le premier point que je tenais à souligner sur ce film est sa classification. Ici on est sur du -12 ans. Personnellement, je pense que ce film devrait être interdit aux -18. La noirceur du film : on a souvent parlé de l’esprit « dark » de la trilogie Batman réalisée par Christopher Nolan mais JOKER est le pendant le plus dark de l’obscurité… On ne peut pas faire plus noir que ce film qui n’a aucun moment de clarté dans son récit. A aucun moment un brin de lumière ou d’humanité ne fait son apparition. Cette noirceur est accompagnée d’une violence dure. Cette atmosphère peut déranger, troubler un jeune public. Il y a eu plusieurs explications sur les origines du personnage JOKER, celle-ci est juste réelle.

Joaquin dark Phoenix

Mon 2eme point est basé sur la performance de Joaquin Phoenix. Le jeu de l’acteur est bluffant. C’est marrant car sa prestation m’a fait penser à Jack Nicholson, non pas pour son rôle de JOKER mais plus pour ses prestations dans « The Shinning » ou « Vol au-dessus d’un nid de coucou« . La souffrance physique et morale est intense. Il n’est tout simplement pas possible de faire une comparaison avec les anciens JOKER. Que ce soit celui de Nicholson ou de Ledger (je ne cite pas Leto vu que je ne m’en souviens plus, ce qui en dit long sur son interprétation…), chacun a joué et a marqué les esprits dans son film respectif.

Phoenix est avant tout Arthur Fleck, esprit cassé, simplet, replié dans son monde et son imagination. La métamorphose physique aide énormément. Je me demande comment il a pu rentrer dans la peau du personnage et en sortir indemne. Son immersion dans le rôle est simplement énorme. Un Oscar pour récompenser son travail ne serait pas suffisant. Je ne me souviens pas d’une telle prestation depuis des lustres. Je suis un fan de Ledger et de son JOKER mais là, Phoenix porte le personnage sur ses épaules pendant 2h. Pour ainsi dire, je crois même qu’il est constamment a l’écran, il n’y a pas une scène ou il n’apparait pas, d’où la puissance de la composition !

Une vision du JOKER à la hauteur de sa réputation

Mon 3ème point aborde la vision du réalisateur, Todd Phillips. Ce dernier reflète bien le personnage JOKER, qui est un esprit torturé amateur de blagues. Comment un gars responsable de comédies telles que les Hangovers, Starsky et Hutch, etc… peut nous sortir un ovni de cet acabit ? Les plans sont superbes, la narration est bien menée et il n’y a aucun temps morts dans cette folie. Du choix des acteurs, du thème musical, à l’atmosphère année 80 (qui y va même avec le choix du logo de la Warner au début), tout est réussi !

Tout est bien dirigé du début à la fin. Beaucoup comparent le film à Taxi Driver, je rajouterais que JOKER est le bébé de Taxi Driver ET d’Orange Mécanique tant par son récit que par sa violence. Il y a des plans, des lieux du film qui m’ont marqué tel le plan de la ville avec le train au centre qui nous montre l’immensité de la ville, qui montre qu’Arthur n’est qu’une goutte d’eau dans un océan. Enfin ce n’est que mon ressenti, ce plan est magnifique et m’a de suite marqué.

Il y a aussi l’escalier qui m’a rappelé celui de l’Exorciste et qui en fait prend tout son sens dans le film (on le voit également dans les bandes annonces donc je ne pense pas spoiler ici), on voit Arthur monter les escaliers et en redescendre en JOKER. Je cite l’Exorciste car dans celui-ci, le démon se trouve dans la chambre qui donne sur l’escalier, on pourrait penser qu’un homme « sain » se retrouve possédé et que là, le démon se retrouve libéré dans ce JOKER.

Escaliers dans l'Exorciste et JOKER

Pour conclure, vous l’aurez compris, JOKER m’a littéralement bluffé ! Les bandes annonces m’ont séduit et ont créé une attente énorme mais une fois le film fini et que je suis sorti de la salle… Woah ! Je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai vu…

Woah !
Woaaaah !
Woaaaaaaaah !!!!
… je ne peux pas vous dire mieux…

Affiche JOKER

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2 pensées sur “JOKER de Todd Phillips : à couper le souffle !

  • 08/10/2019 à 23:51
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    « mieux » je vous demandais de dire le mot « mieux » !
    Bon ben tu m’as grave motivé, mais je suis pas très violence crue, j espère que c’est pas trop le cas.

    Répondre
  • 13/10/2019 à 23:02
    Permalink

    Vu, enfin !
    Que dire… moi non plus je ne m’attendais pas à ça. C’est très réussi et dérangeant (même si je m’attendais à encore plus perturbant après la lecture des critiques). ça se raccorde bien à l’univers de Batman au final. Par moment ce JOKER m’a renvoyé à la version Heath Ledger – surtout à la fin – , ce qui n’est pas pour me déplaire !

    « Why so serious… »

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