WRECKFEST, un anti-stress sans ordonnance

WRECKFEST a fait une entrée fracassante sur nos consoles de salon à la fin du mois d’août. Grâce au studio finlandais Bugbear Entertainement, nous pouvons enfin mettre les mains sur le digne successeur des géniaux Flatout (du même papa pour les premiers opus) et Destruction Derby.


Les graphismes

Graphiquement l’ensemble est relativement correct. On est toutefois bien loin de l’inégalé Driveclub en terme de beauté pure. Ceci dit, nous ne sommes pas là pour ça. Les décors mettent principalement en scène la campagne, des terrains vagues et, seulement un circuit en ville. De mémoire, les environnement de Flatout 2 étaient plus variés que ça. Mais bon, c’est efficace et cohérent sans être un truc de fou.
Évoluant sur PS4 classique, le jeu est peut être plus fin et optimisé sur le modèle PRO…

Décors

De toutes façons, ce qui nous intéresse le plus avec WRECKFEST, c’est le niveau de détail des véhicules et l’incroyable gestion des dégâts. Ces derniers sont particulièrement bien localisés. Ainsi, au fil d’une course, la carrosserie de notre bolide s’effrite plus ou moins rapidement selon la violence des chocs encaissés. Il est vraiment rare de finir une course sans aucune égratignure. En guise d’illustration, voici un exemple concret, et extrême, de déformation d’un véhicule :

WRECKFEST - Aperçu de la gestion des dégats


Le gameplay

Au premier abord, on pourrait se dire qu’il suffit de foncer tête baissée dans le tas, mais il n’en est rien. En effet, il va falloir faire preuve d’un peu de finesse dans votre conduite si vous ne voulez pas partir dans le décor à la moindre touche adverse. Quand vous lancerez le jeu pour la première fois, vous trouverez peut être la conduite relativement molle. Cette sensation disparaît  petit à petit au fil des courses avec l’amélioration de diverses pièces mécaniques et le déblocage de véhicules plus puissants. Si vous voulez corser le challenge, vous pouvez changer la difficulté de conduite. Les différentes aides à la conduite sont désactivées partiellement ou totalement et cela change pas mal de choses.

En course

Un petit mot sur les pilotes : une fois éjectés de leurs véhicules, ils sont totalement désarticulés tels des mannequins de test, comme à la bonne époque de Flatout !


Les bolides

WRECKFEST nous propose un vaste de choix d’épaves sortant tout droit de la casse. De base, on en compte une bonne trentaine. A noter, que d’autres sont disponibles en dlc (season pass disponible à 24€99).
Au menu des réjouissances, signalons la présence de véhicules pour le moins inhabituels dans les jeux de caisses : tracteur tondeuse, moissonneuse batteuse, bus scolaire, camping-car, super van (véhicule à trois roues) sans oublier la cerise sur le gâteau… le sofa motorisé !  Sinon, dans un registre plus terre à terre, 4×4, breaks et voitures sont bien évidemment de la partie.

Sofa motorisé

Comme évoqué plus haut, pour tirer votre épingle du jeu, vous devrez améliorer les performances moteur et renforcer la carrosserie de vos bolides. De plus, vous avez la possibilité de personnaliser leur look et de leur ajouter quelques éléments de customisations excentriques pour intimider vos adversaires, pourquoi pas !

Personnalisation de véhicule
« ça va scier ! »

L’environnement sonore

En course, la bande originale se veut 100% Metal. Rien de mieux pour sentir la haine de son prochain monter en soit au volant d’un engin de destruction. La playlist nous propose de découvrir des groupes tels que Cyan Kick, Blind Channel, Jay Ray, Hail Sagan, One Desire.

Les menus, quant à eux, sont accompagnés par des compositions électro / drum and bass. C’est agréable à l’oreille mais ça casse un peu l’esprit Metal. Enfin, du coté des bruitages, rien de spécial à signaler. Les moteurs vrombissent bien et les accrochages sont correctement sonorisés.


La durée de vie

WRECKFEST - mode carrière

La progression du mode campagne se déroule à l’ancienne via 5 niveaux d’épreuves. On commence en amateur, au volant d’un tracteur tondeuse, puis au fur et à mesure des points engrangés on débloque les épreuves suivantes, jusqu’à la fin. C’est basé sur le même principe que Driveclub ou Blur par exemple. On alterne entre des courses pures, des arènes de destruction et des épreuves spéciales (spéciales du genre : vous pilotez une tondeuse et une moissonneuse batteuse vous poursuit). Difficile de vous dire combien d’heures j’y ai passé pour boucler toute la campagne et obtenir les différents trophées. A la louche, peut être une trentaine d’heures ? En revanche, pour en décrocher le trophée platine, cela m’aura occupé 3 semaines.


Le mode en ligne

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a une belle brochette de chacals sur le mode en ligne ! Tous les coups sont permis, certes… Mais qu’est ce que j’ai pu rager face à des joueurs roulant à contre sens sur des circuits non prévus à cet effet aux commandes de bus. Idem, régulièrement je suis tombé sur 2 gars au volant de limousines qui bloquaient perpendiculairement (ou de manière péremptoire) la ligne d’arrivée -_-. Au bout d’un moment ça va bien, du coup la course suivante je choisissais de conduire le camion Big Rig uniquement pour les prendre en chasse et les défoncer. « SANS BLAGUE ! MEEEEEEEEEEEEEEERDE ! »

Un conseil : sur les circuits 100% asphalte, surtout ceux en ovale, j’ai utilisé la voiture Sunrise Super boostée au max niveau puissance (346) et sans aucune protection. Effet garanti avec son accélération du feu de dieu, sous réserve de ne pas se faire tacler dès le départ… sinon le véhicule ne tiendra pas le coup très longtemps face aux assauts adverses. Une fois devant, il y a peu de chance que quelqu’un vous rattrape.

Voiture Sunrise Super

Au rang des bémols, le mode en ligne est assez poussif… Les temps d’attente entre les parties sont vraiment longs. Ça rame parfois comme pas permis dans les menus de sélection du véhicule. Il m’est arrivé de temps en temps de ne pas pouvoir valider la voiture que je voulais utiliser… frustrant.


Conclusion

Au final, même s’il n’est pas exempt de défaut, ce fut un réel plaisir de retrouver un jeu de course de cette trempe après tant d’années de disette. Bien qu’ayant obtenu son platine, je pense y revenir régulièrement juste pour me défouler et froisser de la tôle.


Bat-score 4 sur 5


Moissonneuse batteuse

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4 pensées sur “WRECKFEST, un anti-stress sans ordonnance

  • 23/09/2019 à 03:56
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    Bien joué man et belle présentation, ça donne envie…
    Sauf le mode en ligne mais comme d hab.

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    • 23/09/2019 à 18:41
      Permalink

      Il faudra que je te le fasse tester à l’occasion ! 😉

      Répondre
  • 23/09/2019 à 10:00
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    Les fans de Destruction Derby pourront retrouver des sensations de l’époque, maintenant reste plus qu’à mettre la max sur le Online pour améliorer ça

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    • 23/09/2019 à 18:42
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      Ahhh l’époque de Destruction Derby, la PS One, le studio Psygnosis… WipEout 2097 etc etc…

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